Le balancier du sentiment bascule sans cesse

14janvier19
-IAM, News

Marc-Christian Bollet, Head of Client Relationship Management

Les risques politiques ont entrainé les actions à la baisse alors que les marges bénéficiaires des sociétés sont restées solides et que la croissance économique globale est restée résiliente. Mais ce ne sont pas seulement les actions qui ont subi les impacts politiques. Pratiquement toutes les classes d’actifs ont été touchées comme l’immobilier, les obligations à haut rendement, ou encore le pétrole. Nous avions anticipé une augmentation de la volatilité mais son amplitude nous a surpris. En effet, pour donner un exemple, le marché suisse ne corrigeait « que » de -1.5% à la fin novembre mais terminait l’année avec une baisse de -8.6%. Durant le mois de décembre, qui a été le pire mois de décembre depuis 1931 pour le S&P500, les risques géopolitiques (conflit commercial USA vs Chine, Brexit, Shutdown US, Gilets jaunes) ont pris le dessus et les investisseurs ont réduit leurs risques.

Après la récente correction observée, la valorisation des marchés actions revient dans les normes historiques. Les indices boursiers ont baissé alors que les bénéfices des sociétés ont continué à croître, réduisant ainsi la cherté des actions. Le ciel ne s’est pas encore dégagé et les nuages politiques et économiques sont toujours présents, c’est pourquoi, la sélection des valeurs restera primordiale durant l’année à venir.

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