Le cycle le plus long…

18 septembre 18
-IAM, News

Olivier Aeschlimann, Senior Financial Analyst - Fund Manager

Il y a une décennie qu’éclatait ce qu’il est désormais convenu d’appeler la grande crise financière de 2008. Depuis cette date, malgré incertitudes et vents contraires (notamment la crainte d’un défaut technique des USA en 2011, les crises européennes de 2010-12 et la crise des pays émergents en 2015), force est de constater que les investisseurs ont été plutôt bien récompensés pour leurs prises de risques. En effet, les banques centrales ont agressivement coupé leurs taux, puis mis en place des programmes non-conventionnels de rachats d’actifs et, plus récemment, des mesures fiscales sont venues compléter la panoplie de soutien à la conjoncture. Au final, ce sont surtout les marchés financiers qui ont profité de ces mesures. Alors que la reprise économique aux USA est la plus molle depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le S&P500 a récemment célébré son plus long « bull market » depuis un siècle. Les investisseurs obligataires ont bénéficié des politiques de taux zéro et des rachats des banques centrales menant à une compression inédite des rendements. Les investisseurs en actions ont, quant à eux, profité de valorisations déprimées et de fortes croissances bénéficiaires. Toutefois, les divers stimuli ont été retiré ou sont en passe de l’être, et les progressions bénéficiaires pâtissent d’effets de base moins favorables. Les taux sont plus élevés, la croissance moins forte, l’inflation montre le bout de son nez… Les meilleures choses ont une fin.

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